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Les ours
03/11/2009 15:47
Les caractéristiques communes aux ours sont une fourrure dense, une queue courte, de grandes capacités olfactives et d'audition et cinq griffes non rétractiles. Les ours ont un grand corps avec des membres puissants. Ils ont de larges pattes, un museau allongé et des oreilles rondes. Leurs dents sont utilisées pour la défense et comme outils et dépendent du régime de l'ours. Leurs griffes sont employées pour déchirer, creuser, et attraper. Sur leurs pattes arrière, ils peuvent avoir une démarche bipède. Beaucoup d'ours des régions nordiques hivernent. La température de leur corps descend relativement bas et ils peuvent se réveiller facilement. Ils n'hibernent pas réellement, ce sont des semi-hibernants. L'ours a un odorat développé qui lui permet de détecter une présence à 50 mètres. La durée de vie moyenne d'un ours est de 25 à 40 ans. Vitesse max. : 40 à 50 km/h.
Les ours vivent dans des habitats variés, des tropiques à l'Arctique et des forêts aux banquises.
Ils sont principalement omnivores, bien que certains aient un régime plus spécialisé, comme les ours blancs, essentiellement carnivores, ou le panda géant, qui se nourrit principalement de bambous. Ils mangent des lichens, des racines, des noix, et des baies. Ils peuvent également aller à un fleuve ou à toute autre eau de surface pour capturer des poissons. Des animaux comme les brebis constituent également une source de nourriture. L'ours est une espèce melliphage. Il aime manger du miel lorsqu'il en trouve. Les ours voyageront généralement loin des sources de nourriturere]. Ils pratiquent habituellement la chasse au crépuscule, sauf quand des humains se trouvent dans le voisinage.
La période de reproduction de l'ours est très brève. Les ours se reproduisent de façon saisonnière, habituellement après l'hibernation. Les oursons viennent au monde édentés, aveugles, et chauves. Habituellement en portées de 1 à 3, ils resteront avec la mère pendant six mois. D'abord nourris du lait maternel, ils commenceront à chasser avec la mère après trois mois. Puis, ils sont sevrés. Cependant, ils resteront dans les parages pendant trois années. Les jeunes animaux atteignent leur maturité sexuelle à l'âge de sept ans. Les ours sont très solitaires et se tiendront éloignés les uns des autres pendant de longues périodes.
Des lois ont été votées dans beaucoup de parties du monde pour protéger les ours des chasseurs ou empêcher la destruction de leur habitat, mais elles ne sont pas toujours respectées ou mises en œuvre. En France, le Parc national des Pyrénées n'a pas été créé sur un territoire vraiment idéal pour les ours, mais là où les promoteurs, bergers et forestiers ont jugé qu'il serait le moins gênant pour eux. Aucune population viable d'ours ne s'y est donc jamais spontanément et durablement installée.
La lsite des races d'Ours:
Ours Brun Grizzli (jusqu'à 750kg) Ours Kodiak (Jusqu'à 1 tonne) Grizzli méxicain (éteint) Ours Brun de Syrie Ours Isabelle Ours Noir Ours Blanc (jusqu'à 600kg) Ours noir d'Asie Ours des cavernes (éteint) Ours Lippu Ours de Malais Ours de l'Atlas (éteint) Ours à Lunettes
Sous espèce d'ours:
Le panda géant
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Les Félins
03/11/2009 15:26
Les félins ou félidés (Felidae) constituent une famille de l'ordre des carnivores, de la sous-classe des euthériens, dans la classe des mammifères. La famille des félidés comporte deux sous-familles selon ITIS et trois selon NCBI. Parmi leurs traits caractéristiques figurent leur tête ronde au crâne raccourci, leur mâchoire dotée d'environ trente dents, et leurs griffes rétractiles, exception faite du guépard, du chat viverrin et du chat à tête plate. Les félins sont digitigrades, c'est-à-dire qu'ils marchent en appuyant sur leurs doigts (la plante du pied ne se pose pas sur le sol). À l'heure actuelle, Proailurus, qui vivait il y a 40 millions d'années dans la période de l'Oligocène, est considéré comme le plus vieil ancêtre commun de l'ordre des félidés. On considère Pseudaelurus comme le dernier ancêtre commun des félins modernes.
Les Premiers félins:
Les carnivores actuels partagent un ancêtre commun dont ils ont tous hérité et qui serait probablement rattaché aux miacidés. Ces petits carnivores forestiers seraient apparus il y a environ 60 millions d'années et avaient l'allure et la taille des genettes actuelles, avec un corps allongé et une longue queue. Il n'en reste que de rares fossiles dans l'hémisphère nord.L'origine des félins est mal documentée dans le registre des fossiles car les ancêtres des félidés vivaient en général dans les milieux tropicaux, qui n'offrent pas de bonnes conditions de fossilisation. Les espèces disparues considérées comme les plus proches de l'ancêtre des félins seraient Proailurus (un petit carnassier européen et arboricole apparu il y a 40 millions d'années) puis Pseudaelurus qui vivait il y a 9 à 20 millions d'années en Europe et en Asie et dont les félins actuels ont divergé il y a 10,8 millions d'années. La liste des félins disparus:Le Proailurinae Le Dinofelis Le Pseudaelurus Le Homotherium Le Smilodon ou tigre à dents de sabre. Le Lion des Caverne Le Machairodus Le Megantheron Le Maachairodus giganteus Liste des Félins Actuels:1er Catégorie: Les Guépards:Guépard d'Afrique de l'Est Guépard d'Afrique du Sud Guépard du Soudan Guépard du Sahara Guépard d'Asie Guépard géant d'Eurasie (éteint) Guépard primitif chinois (éteint) 2eme Catégorie: Les Panthères:Panthère Africaine Panthère d'Afrique du Nord Panthère d'Arabie Panthère Perse Panthère du Caucase Panthère de la Chine du Nord Panthère de l'Amour Panthère de Java Panthère de Ceylan Panthère Indienne Panthère d'Indochine Panthère d'Anatolie (éteinte) Panthère de Zanzibar (éteinte) Sous espéces de panthères:Panthère Nébuleuse Panthère Noire Panthère des Neiges 3eme Catégorie: Les Tigres:Tigre du Bengale Tigre de Sumatra Tigre de Malaisie Tigre d'Indochine Tigre de Chine Tigre de Sibérie (Le plus gros des félins; Plus de 300kg) Tigre de Java (éteint) Tigre de Bali (éteint) Tigre de la Caspienne (éteint) Tigre de Trinil (éteint) 4eme Catégorie: Les LionsLion des Massais Lion du Katanga Lion du Kalahari Lion du Tansvaal Lion d'Asie Lion d'Atlas (éteint à l'état sauvage) Lion du Cap (éteint) LIon d'Europe Lions des Cavernes (espèces éteintes) Lion des cavernes primitif Lion de Béringie LIon d'Amérique 5eme Catégorie: Les JaguarsLe Jaguar Européen Le Jaguar d'Amérique du Sud 6eme Catégorie: Les Chats sauvages:Chat sauvage d'Ecosse Chat forestier Chat sauvage de Crète Chat de Gordon Chat orné Chat ganté Chat domestique Chat des sables Chat à pieds noirs Chat de Mongolie Chat doré Le Serval Chat manul Chat de Timminck Chat de Bornéo Chat pêcheur Chat à tête plate Chat rougeatre Chat léopard Chat léopard de l'Amour Chat d'iriomote Chat tigre Chat de Geoffroy Chat des Andes Le Caracal 7eme Catégorie: Les Lynx:Lynx boréal Lynx d'Europe Lynx de l'Altai Lynx de Baikal Lynx de Sibérie Lynx du Canada Lynx pardelle Autres espèces de félins:Ocelot Margay Colocolo Kodkod Jaguarondi 8eme Catégorie: Les Pumas:Puma de Floride Puma de l'Est Puma de Patagonie
Qu'ils soient grands ou petits, l'une des principale caractéristique commune aux félins est leur squelette flexible, plus particulièrement au niveau de la colonne vertébrale, offrant une grande souplesse, aidée aussi par des muscles du dos eux aussi très souples. Les omoplates et les clavicules sont assez libres de mouvement, retenues par très peu de ligaments, et permettent une grande diversité de mouvement. Les muscles les plus développés sont ceux des pattes arrières, pour que les félins puissent faire de grands sauts et courir vite (jusqu'à 120 km/h pour le guépard). La morphologie des félins est donc parfaitement adaptée à la chasse, ce qui est inévitable pour leur survie. Mais chaque félin est différent, et, selon le type de proies qu'ils convoitent, ils s'adaptent physiologiquement.
La mâchoire raccourcie constitue une innovation de la famille des Felidae. Le crâne est donc plus court que celui des autres carnivores, et possède en général moins de dents, mais cette forme augmente considérablement la force des morsures car permettant un mouvement vertical de la mâchoire puissant. L'articulation de la mâchoire ne permet pas les mastications horizontales, comme chez les ruminants par exemple.
Les yeux sont positionnés vers l'avant, ce qui permet la vision binoculaire, très importante chez les prédateurs. L'angle de vision binoculaire est de 130 °, pour un champ de vision total de 287 °, contre seulement 180 ° chez l'homme[2]. Leur pupille peut se contracter, devenant selon les espèces, petite et ronde ou en forme de fine fente verticale en pleine lumière, et grosse et ronde en l'absence de luminosité. Le tapetum lucidum permet la réflexion de la lumière et favorise la vision dans la pénombre : l'œil du félin est six fois plus sensible dans l'obscurité que l'œil humain.
Les oreilles des félins sont très sensibles et nombre d'entre eux repèrent leur proie à l'ouïe, tel le serval. D'une grande mobilité, elles sont en outre un organe de communication corporelle important. Les facultés de l'oreille féline étant bien supérieures à celle de l'humain.
Les oreilles sont sensibles à la température et sont un lieu de déperdition de chaleur. C'est pourquoi les félins qui vivent dans des milieux froids ont des petites oreilles, comme l'once, au contraire du chat des sables qui a de larges pavillons pour évacuer la chaleur. Elle peuvent aussi dépendre des proies convoitées, plus grandes pour un animal qui fera peu de bruit et vice versa, car un large pavillon d'oreille répercute les sons et vibrations les plus ténus, permettant une grande précision pour la localisation des proies, par exemple si elles se cachent sous le sable. Certains félins comme le lynx et le caracal voient leurs oreilles surmontées de "plumets", touffes de poils fin d'environ 5 cm. Ces derniers joueraient un rôle essentiel dans l'audition des félins en portant, mais aucune étude ne confirme à l'heure actuelle cette thèse.
L'organe voméronasal ou organe de Jacobson, situé près du palais, permet de "goûter" certaines odeurs bien spécifiques, comme les marques olfactives des autres félins. L'utilisation de cet organe se caractérise par le flehmen, une grimace qui consiste chez les félins à ouvrir la gueule et découvrir les gencives. Il complète efficacement l'odorat, sens des félins le plus complexe à étudier.
La langue des félins est tapissée de papilles cornées orientées vers l'arrière qui lui permettent de laper plus facilement l'eau, mais aussi de faire la toilette, d'enlever en partie les poils de ses proies et de mieux racler leur chair.
Les félins possèdent 28 à 30 dents. Leurs quatre canines sont plus longues que celles des loups et sont utilisées pour la mise à mort. Leur taille a même atteint 18 cm au temps des tigres à dents de sabre. Les 12 petites dents de devant, ou incisives, servent à arracher les poils ou les plumes et la viande des os. Sur les côtés des mâchoires se trouvent les prémolaires et les molaires, également appelées dents jugales ; elles sont moins utiles pour les félins mâchant peu leur nourriture. Les dernières prémolaires supérieures et les premières molaires inférieures des félins sont aiguës et tranchantes et faites pour déchiqueter la viande. Ces dents particulières sont appelées les carnassières.
Le squelette des félins est caractérisé par une clavicule "flottante", reliée au sternum par un unique ligament, ce qui confère aux félidés une grande souplesse des pattes antérieures : les félins peuvent par exemple déplacer leurs épaules en alternance, ce qui n'est pas le cas pour tous les carnivores. Les membres antérieurs sont par ailleurs très souples (sauf pour le guépard qui a toutefois une plus grande souplesse de l'échine), ce qui permet d'avoir une grande précision. On peut aussi noter que les félins peuvent écarter latéralement les pattes avant ce qui permet d'attraper les proies ou de monter aux arbres. Les membres postérieurs sont, eux plus longs que les membres antérieurs, permettant aux félins de capturer des proies plus grandes qu'eux et augmentant leurs capacités d'accélérations.
Les félins sont digitigrades, ils marchent sur leurs doigts. Ils en ont cinq aux pattes antérieures et quatre aux pattes postérieures, le cinquième doigt des pattes antérieures ne touchant pas le sol et celui des pattes postérieures ayant disparu au cours de l'évolution. La plante de leurs pieds est recouverte d'une sorte de semelle, permettant d'accroître leur souplesse et d'être silencieux en marchant. Les coussinets de ceux qui vivent et se déplacent sur le sol brûlant des déserts est recouvert de poils. La petitesse des pattes et leur résistance améliorent elles aussi leur courses.
Les félins, en-dehors du guépard, du chat viverrin et du chat à tête plate, ont les griffes rétractiles. Ce dernier point n'est pas caractéristique des félins, puisque d'autres carnivores en possèdent. Les griffes sont un élément important du sens du toucher. La sortie des griffes dépend de la contraction volontaire des muscles fléchisseurs des doigts. Au repos, de nombreux tendons gardent les griffes à l'intérieur de la gaine protectrice et permettent aux félins de faire « patte douce ».
Il existe différents modes de communication chez les félins. En tant que mammifères, ils sont peu bavards, mais peuvent communiquer par des vocalises. Tout comme les humains, ils émettent des sons avec leurs cordes vocales pendant l'expiration. La fréquence de ces cris va de 50 à 10 000 hertz, et leur répertoire est très varié, allant du chuintement au rugissement, et certains cris sont propres à une espèces. Pour les félins solitaires, les vocalises servent surtout en période de reproduction, pour appeler les femelles ou pour avertir les autres félins que le territoire est occupé. Ces vocalises peuvent êtres complétées par des marquages olfactifs, au moyen de diverses substances (phéromones, urine, ...), et visuels (griffures sur les arbres, …). Mais chez les félins sociables, la communication est primordiale pour une bonne entente. Chez eux, les vocalises sont plus nombreuses et plus complexes. Le miaulement d'appel est l'un des plus communs, et peut être utilisé dans beaucoup de situations par exemple quand les mères communiquent avec leurs petits. Quand ils veulent se faire agressif, les félins crachent et grondent, tandis que lors d'approches amicales, ils émettent des gargouillement et s'ébrouent, signe d'apaisement. Très connu grâce à nos chats domestique, le ronronnement est aussi employé par les autres félins pour exprimer le contentement. Les félins utilisent aussi entre eux des postures significatives, par exemple pour signaler à ses congénères que l'on sent un danger, pour inviter un partenaire à l'accouplement, pour menacer un adversaire ou, a l'inverse, pour montrer sa soumission. Ces attitudes accompagnent et complètent les vocalises.
Les félins solitaires sont généralement nocturnes, ils vivent la nuit et voient assez bien dans l'obscurité. Ils vivent sur des territoires de forme et de taille variées, divisés en zones d'activités stratégiquement placées ( zone d'alimentation, de repos, point d'eau …). Pour se nourrir, ils doivent chasser des proies, différentes selon leur espèce et l'endroit où ils vivent. Mais malgré leurs aptitudes, le succès d'une chasse n'est pas toujours garantie, et les félins ne mangent que tous les 3 à 4 jours en moyenne (cela diffère selon la saison, l'habitat et le régime alimentaire). Chez le guépard par exemple, on estime que la chasse est fructueuse seulement une fois sur trois. Et même si la proie est attrapée, il suffit que le félin ait mal assuré sa prise pour qu'elle s'échappe. En dehors de la chasse, les félins passent le plus clair de leur temps à dormir (jusqu'à 18 heures par jours !) ou juste se prélasser dans leur abri. Le régime carnivore des félins explique ce comportement : la viande se digère rapidement, ce qui leur permet de se nourrir moins souvent, et la chasse les épuise fortement (chez le guépard, l'énergie dépensée dans la course est telle qu'il ne peut généralement pas rattraper sa proie si elle s'enfuit par la suite, et ne peut pas non plus la récupérer si d'autres prédateurs la lui volent).
Les lions sont, à la différence des autres félins, des animaux très sociables, vivant dans une troupe d'une vingtaine d'individus, composée d'une famille très soudée avec des mâles (un à sept), des femelles (une dizaine généralement) et de leurs petits. Le nombre d'individus est cependant limité par le nombre de proies disponibles dans le territoire, qui peut atteindre 500 km², c'est pourquoi les jeunes mâle quittent le groupe pour former leur propre famille quand ils atteignent leur maturité sexuelle. Ce sont les lionnes qui sont chargées de la chasse, les mâles s'occupant plutôt de tenir à distance les intrus, maintenant ainsi la sécurité des jeunes. Mais un mâle reste rarement plus de 4 ans à la tête d'un groupe, remplacé par de plus jeunes lions qui auraient gagné un combat contre l'autre. Ces changements de dominants sont bénéfiques aux clans, leur apportant un sang neuf.
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Le Bouquetin
03/11/2009 14:21
Le bouquetin, ou bouquetin des Alpes ( Capra ibex), est un mammifère de l'ordre des Artiodactyles, de la famille des Bovidés et de la sous-famille des Caprinés. Si comme son nom l'indique, il se rencontre principalement dans l'Arc alpin, il existe d'autres espèces de bouquetins dans d'autres massifs montagneux, par exemple le bouquetin d'Espagne ou des Pyrénées, Capra pyrenaica. Cinq autres sous-espèces vivent également dans le Caucase, en Asie centrale, au Proche-Orient, dans la Péninsule arabique ainsi que dans les régions montagneuses de l' Afrique, du Soudan et de l'Éthiopie. Il y a 100 000 ans, le bouquetin vivait dans toutes les régions rocheuses d'Europe centrale. Il est même source d'inspiration pour les hommes du Paléolithique supérieur qui le peignent dans de nombreuses grottes à l'instar de celle de Lascaux.
En France, il faut attendre l'année 1963 pour voir la création du Parc national de la Vanoise dont il devient l'emblème. Ce n'est cependant qu'en 1981 qu'une loi de protection de la nature en date du 10 juillet 1976 vient le protéger intégralement sur tout le territoire national. Aujourd'hui les Alpes françaises abritent environ 7 300 animaux (estimation 2003), et c'est le Parc national de la Vanoise qui abrite la plus grande population : environ 2 600 individus. On peut aussi le trouver en Haute-Savoie, dans Belledonne, le Vercors, les Écrins, l'Ubaye ou le Mercantour.
Le Mâle, aussi appelé bouc, mesure entre 75 et 90 cm au garrot pour une longueur, du museau à la queue, comprise entre 1,40 et 1,60 mètres. Son poids varie en fonction des saisons, s'établissant entre 65 et 100 kilogrammes Trapu, il possède de courtes mais solides pattes, un cou large et des yeux assez écartés mais la caractéristique la plus frappante chez le bouquetin mâle réside dans ses cornes. Trois mois après sa naissance, il se dote en effet d'une paire de cornes ; lesquelles grandissent tout au long de la vie, leur croissance se ralentissant cependant avec l'âge. Recourbées vers l'arrière et plus ou moins divergentes selon les individus, en forme de cimeterres, elles se parent de nodosités également appelées bourrelets de parure. À l'âge adulte, les cornes du mâle atteignent 70 à 100 cm et peuvent peser jusqu'à 6 kg la paire.
La femelle bouquetin également appelée étagne est plus petite et plus fine que le mâle. Elle mesure entre 70 et 78 cm de hauteur au garrot pour une longueur comprise entre 1,05 et 1,45 mètres. Son poids varie entre 35 et 50 kg. Mais la différence principale réside dans la longueur des cornes. Ces dernières sont en effet beaucoup plus courtes, mesurant 20-25 cm (30 au maximum) et ne pesant que 100 à 300 grammes la paire. Les cornes des femelles sont plus fines et par ailleurs dépourvues de bourrelets.
Chez les petits bouquetins, la reconnaissance des sexes est impossible avant 5-6 mois et reste très difficile jusqu'à 1 an ; on parle alors de cabris. Au-delà d'un an, il devient possible de différencier les sexes des individus à l'observation par le diamètre des cornes. Celui des éterlous, c’est-à-dire des jeunes mâles, est plus important : les cornes se font plus épaisses à la base du fait de l'apparition des premières nodosités. Chez les éterles, jeunes femelles, elles sont plus minces et dépourvues de bourrelets. Les cornes constituent donc un élément moteur dans la détermination des sexes, mais également dans la détermination de l'âge d'un individu.
Contrairement aux idées reçues, les nodosités des cornes des bouquetins mâles ne permettent pas de calculer leur âge. Ce sont en fait les stries de croissance de l'encornure formant une suite d'étuis emboîtés qu'il faut compter pour déterminer l'âge d'un mâle adulte. Chez les individus non adultes, cabris, éterles et éterlous, ce sont la taille et le diamètre des cornes qu'il convient de prendre en compte. En deçà de 15 centimètres, on parle de cabri et il est alors impossible de déterminer le sexe de l'individu alors âgé de moins d'un an. Les conditions environnementales (climat, ressources alimentaires,...) conditionnent la croissance des cornes et l'estimation de l'âge en est rendue difficile.
Au-delà de quinze centimètres, chez les individus mâle, l'âge peut être évalué de la sorte :
- Deux ans d'âge : 20 centimètres
- Trois ans d'âge : 40 centimètres
- Quatre ans d'âge : 50 centimètres
- Cinq ans d'âge et plus : cornes égales ou supérieures à 60 centimètres
Chez les jeunes femelles ou éterles
- Deux ans d'âge : cornes ne dépassant pas les 20 centimètres
- Au-delà, il devient très difficile d'apprécier l'âge de la femelle
La coloration de la robe du bouquetin varie au fil des saisons. En période estivale, le poil est court, et beige, brun clair. À l'automne, il tombe lentement et est remplacé par une fourrure à poils plus longs et épais, de couleur brun foncé, presque noir. Une épaisse fourrure qui le protégera du froid montagnard, de couleur plus foncée qui absorbera les rayons du soleil. Une mue s'opère au sortir de l'hiver en mai-juin. Les bouquetins se débarrassent de leur fourrure hivernale en se frottant sur les rochers et les arbres. Il n'est pas rare à cette période de retrouver des brins de fourrure accrochés à la pierre et aux arbustes. Cette mue est également à l'origine de démangeaisons que les bouquetins mâles tentent de calmer à l'aide de leurs longues cornes. Le pelage d'été du bouc est de couleur gris fer hormis le ventre qui est parfois blanc, le dessus de la queue brun marron, les membres plutôt brun foncé voire noirâtres et une bande médiane sur le dos de couleur presque noire (celle-ci peut cependant faire défaut). Dès le mois de novembre, le pelage des mâles s'assombrit et devient marron foncé. Le pelage de la femelle est d'un beige jaunâtre ou châtain clair, à l'exception du ventre plutôt blanchâtre et des membres qui sont brun foncé. Il s'assombrit légèrement en hiver. Quoi qu'il en soit, été ou hiver, la robe de l'étagne est plus claire que celle du bouc. Le pelage des jeunes bouquetins est beige fauve à la naissance, plus clair que celui des étagnes, et demeure ainsi jusqu'à l'âge de deux ans.
Animal d'une grande agilité sur les parois rocheuses, le bouquetin possède un large sabot renflé au niveau du talon, avec une partie molle appelée la sole. Ses deux doigts ne sont pas solidaires. La surface d'appui au sol par rapport au poids de l'animal est faible, ce qui rend ses déplacements dans la neige très difficiles, contrairement au chamois. Dans les pentes raides, à l'arrière de ses talons, des ergots font saillie et augmentent la surface d'adhérence au rocher. Le bouquetin se déplace généralement au pas, même si on le sait capable de galoper à des pointes avoisinant les 70 km/h. La marque de ses sabots est plus large et plus longue que chez le chamois : les pinces sont légèrement recourbées vers l'avant. La marque mesure de 6 à 9 cm de long pour 5 à 6 cm de large.
Le Bouquetin est un animal des hautes montagnes. Comme il est dit dans le paragraphe "1.1 En France", on peut le trouver à plusieurs endroits. Selon les saisons, l'altitude à laquelle on peut les trouver varie. C'est l'été qu'ils sont le plus haut, aux cols les plus élevés, sur les sommets ou les crêtes. Au printemps, ils descendent très bas. À l'automne, ils sont un peu plus haut, mais ils restent faciles à approcher. L'hiver, ils peuvent bien sûr descendre jusque dans les vallées pour trouver de la nourriture, car ils ne craignent pas la proximité de l'homme. En règle générale, le bouquetin aime les pentes rocheuses et ensoleillées, où il passe le plus clair de son temps à se prélasser. Un versant ensoleillé avec des coulées de pierres et quelques touffes d'herbe sont l'idéal pour eux.
Le bouquetin est un animal essentiellement diurne, s'activant avant le lever du soleil et les premières heures du jour, et le soir avant la tombée de la nuit. Le reste du temps, il se prélasse sur des terrasses herbeuses bien exposées au soleil. Herbivore, le bouquetin peut manger jusqu'à 20 kilogrammes par jour de graminées, légumineuses mais encore de rameaux de genévrier, rhododendrons ou de mousses et lichens pourtant difficiles à digérer. Il n'est pas rare de le rencontrer en montagne aux abords des pierres à sel destinées aux troupeaux, sel dont son organisme a besoin et qu'il trouve également dans les schistes. Le bouquetin boit très peu, se contentant souvent de la rosée du matin. Au printemps, il se nourrit d'arbustes, tels le noisetier ou l'aune vert, appréciant leurs pousses tendres et vertes, leurs bourgeons et chatons qu'il atteint en se dressant sur ses pattes postérieures. L'hiver, il se nourrit de la rare végétation accessible composée de lichens et de mousses. Le bouquetin est un ruminant.
Le bouquetin est un animal polygame. La période de rut commence début décembre pour se terminer mi-janvier. Les bouquetins mâles et femelles se regroupent. Au sein de ces troupeaux se crée une hiérarchie. Il y a généralement un mâle dominant par groupe – souvent parmi les plus vieux- , qui s'impose après un combat de cornes, combats rarement violents qui s'échelonnent tout au long de l'année et dont on peut entendre le choc très caractéristique jusqu'à un kilomètre de distance. Le dominant se réserve le droit de saillir la femelle de son choix, de sorte que les mâles plus jeunes ont moins de chance de se reproduire, alors qu'ils se montrent beaucoup plus excités... La maturité sexuelle des mâles est atteinte vers 18 mois, 2 ans pour les étagnes. Pour les femelles, la meilleure productivité se situe entre 3 et 13 ans avec un maximum aux alentours de 8 ou 9 ans. Les mâles peuvent eux se reproduire jusqu'à l'âge de 16-17 ans et les femelles jusque vers 14-15 ans. Le mâle désireux a la queue rabattue sur l'échine laissant ainsi éclater la blancheur de son fessier. La femelle, elle, manifeste son désir en frétillant de la queue. Plusieurs coïts sont effectués en quelques heures et les accouplements se déroulent généralement à la tombée du jour ou la nuit. Après l'accouplement hivernal, la mise bas a lieu généralement vers mi-juin, après 170 jours de gestation, dans un endroit inaccessible. Il naît un petit à la fois qui se tient debout dès les premières heures, de sorte que les femelles reprennent leur migration saisonnière au bout d'une semaine même si le cabri n'est en réalité sevré qu'à la mi-septembre, l'allaitement durant de deux à trois mois. Il vit en groupe contenant jusqu'à 100 individus.
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