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Lion Ailé
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Lion Ailé

VIP-Blog de animalsworld
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  • Créé le : 01/11/2009 11:01
    Modifié : 15/08/2010 18:15

    Fille (22 ans)
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    Béluga

    04/11/2009 15:58

    Béluga


    Le béluga ou bélouga, appelé également baleine blanche est un grand cétacé blanc de l'océan Arctique. Le nom béluga vient du mot russe beloye qui signifie blanc.

    Le béluga a été décrit en premier par Peter Simon Pallas en 1776. Il fait partie de la famille des Monodontidae au même titre que le narval. Le dauphin Irrawaddy fut un temps classé dans cette famille avant que de récentes études génétiques n'infirment cette hypothèse.
    Le plus ancien ancêtre connu du béluga est le Denebola brachycephala espèce du Miocène aujourd'hui éteinte. Un seul fossile a été découvert, dans la péninsule de la Basse-Californie, indiquant que la famille prospérait autrefois dans des eaux plus chaudes. Les fossiles suggèrent également que l'habitat des bélugas s'est déplacé en fonction de la couverture de la banquise : suivant son expansion durant les périodes glaciaires et de son retrait au cours des périodes de réchauffement.

    La liste rouge des espèces menacées donne comme nom commun Béluga, Baleine blanche et dauphin blanc. On lui donne aussi le nom de Canari de mer en rapport avec les sons et sifflements aigus qu'il émet.

    Cet animal social peut atteindre 5m de long, il est plus grand que la majorité des dauphins mais bien moins que les autres baleines. Les mâles adultes sont généralement plus grands que les femelles, et peuvent peser jusqu'à une tonne et demi (femelles aux alentours de la tonne). Les bélugas nouveau-nés, appelés familièrement « veau », mesurent environ 1,50 m de long pour un poids de 80 kg. Il est difficile de confondre ce cétacé avec un autre à taille adulte : il possède une crête dorsale résultat de l'atrophie d'un aileron et est entièrement blanc à l'inverse des jeunes bélugas qui sont gris. De même, sa tête ne ressemble à celle d'aucun autre cétacé : la zone frontale est souple et en forme de bulbe. Le béluga est d'ailleurs capable de "gonfler" son front en envoyant de l'air dans ses sinus. Enfin, contrairement aux autres cétacés, ses vertèbres cervicales ne sont pas soudées, impliquant une certaine flexibilité du cou qui lui permet de déplacer sa tête latéralement.
    Le béluga appartient au genre apterus (qui signifie en latin "sans ailes") en raison de l'absence d'aileron dorsal. Les scientifiques pensent que cette préférence évolutive pour une crête dorsale plutôt que pour un aileron, est due à une adaptation à la vie de ces créatures sous la glace, ou un moyen de réduire la surface de peau pour éviter une trop grande dissipation de chaleur.
    Le corps du béluga ressemble globalement à un cylindre (en particulier lorsqu'il est bien nourri) qui s'effile vers le museau et vers la queue. Au fur et à mesure du développement de la nageoire caudale, celle-ci s'incurve de plus en plus. Les nageoires latérales sont larges et courtes et présentent une forme grossière de quadrilatère.
    La maturité sexuelle intervient à l'âge de huit ans pour les mâles, et à cinq ans pour les femelles. Les mères donnent naissance à un unique petit au cours du printemps suivant la période de gestation d'une durée de quinze mois. Les petits bélugas sont uniformément gris foncé ; mais cette coloration s'éclaircit avec l'âge, jusqu'à ce qu'ils prennent enfin leur couleur blanche typique à l'âge de neuf ans pour les mâles et sept ans pour les femelles. Les petits restent sous la protection de la mère deux ans durant. L'accouplement du béluga n'est pas très bien connu ; il survient probablement au cours de l'hiver ou au tout début du printemps, quand les groupes de bélugas sont encore dans leur territoire hivernal ou alors au début de leur période de migration. Cependant, l'accouplement semble survenir à d'autres périodes également. Un béluga vit en moyenne quarante ans.

    L'habitat du béluga est compris entre 50° N a 80° N, dans les eaux arctiques et subarctiques. Il existe également une population isolée depuis 7000 ans qui vit dans l'estuaire du fleuve Saint-Laurent et dans la rivière Saguenay autour du village de Tadoussac au Québec. Au printemps, les groupes de bélugas gagnent leur territoire estival : des baies, des estuaires et d'autres eaux peu profondes. Il a été remarqué qu'une femelle béluga regagne années après années toujours le même territoire estival. Ces zones sont prises dans les glaces l'hiver, les groupes refluent alors vers le large. La plupart avancent ensuite au fur et à mesure de la progression de la banquise. D'autres restent sous la glace, survivant grâce aux endroits de la banquise non gelés qui leurs permettent de respirer ; ou alors grâce aux poches d'air emprisonnées sous la glace. La facilité avec laquelle les bélugas sont capables de trouver des zones où la glace est si fine qu'il est possible de la briser pour respirer en surface, alors que plus de 95% de la banquise est trop épaisse pour cela, est un mystère qui intrigue grandement les scientifiques. il semble presque certain que cette faculté fait appel au système d'écholocalisation pour repérer les zones de moindre densité de la glace.

    Le béluga est une créature très sociable. Il se déplace en groupes subdivisés en sous-entités habituellement composées d'animaux du même âge et du même sexe. Les mères et leurs petits intègrent généralement des groupes restreints. Lorsque les nombreuses sous-entités se rejoignent dans les estuaires, l'on peut dénombrer des milliers d'individus ; ce qui représente une proportion significative de la population mondiale des bélugas et les rend d'autant plus vulnérables à la chasse.
    Ce mammifère marin nage relativement lentement et se nourrit majoritairement de poissons ; il mange également des céphalopodes (pieuvres, calmars...) et des crustacés (crabes, crevettes...). Il chasse cette faune des fonds marins généralement jusqu'à 300m, bien qu'il puisse atteindre deux fois cette profondeur.
    Le béluga est capable d'émettre un large éventail de sons passant par les sifflements, les claquements, les tintements et autres couics. Certains chercheurs qui ont écouté un groupe de bélugas ont décrit cela comme un orchestre à cordes s'accordant avant un concert. Les scientifiques ont isolé une cinquantaine de sons particuliers, la plupart situés dans une gamme de fréquence allant de 0,1 à 12 kHz.
    Leurs principaux prédateurs naturels sont l'ours blanc et les orques. Lorsque les bélugas sont piégés par les glaces, les ours les assomment d'un coup de patte et les hissent sur la banquise pour les achever.

    La population globale des bélugas s'est stabilisée aux environs de 100 000 individus. Bien que ce nombre soit plus important que celui d'autres cétacés, il est bien moins important qu'il y a des décennies, avant la chasse au béluga. On estime qu'il y a 40 000 individus en mer de Beaufort, 25 000 dans la baie d'Hudson, 18 000 dans la mer de Behring et 28 000 dans les eaux arctiques canadiennes. La population de l'estuaire du Saint-Laurent est estimée entre 500 et 1 000 individus. Les bélugas du Saint-Laurent nagent dans des eaux beaucoup plus propres qu'il y a 20 ans.

    Le 18 mai 1966, le Béluga solitaire Moby remonta le cours du Rhin sur 400 kilomètres, ne regagnant la mer que presqu'un mois plus tard, le 16 juin 1966.






     
     


     

    Le Koala

    04/11/2009 15:41

    Le Koala


    Le koala cendré (Phascolarctos cinereus) ou paresseux australien est un marsupial arboricole endémique de l'Australie.
    Il a été décrit en 1817 par le zoologue Georg August Goldfuss. Il est, avec le kangourou, l'un des principaux symboles de l'Australie.
    Il est le seul représentant de la famille des Phascolarctidés encore présent sur Terre.

    Il mesure de 60 à 85 centimètres et son poids à l'âge adulte peut varier de 6 à 12 kilos. La taille et les proportions des adultes dépendent de l'âge, du sexe, de la nourriture, et de la région. En général, les koalas vivant sous les climats les plus froids sont plus gros et disposent d'une fourrure plus foncée et plus dense que ceux des régions plus chaudes. Mais il existe des exceptions. Ainsi, dans le fécond État de Victoria, les adultes pèsent jusqu'à 14 kg pour les mâles et 11 pour les femelles. Les poids moyens des individus vivant dans le nord sont plus faibles : jusqu'à 12 kg pour les mâles et 8 pour les femelles. Les koalas du Queensland, terre aride, sont en général plus petits : 8 kg pour les mâles et 6 pour les femelles.
    Il vit en moyenne 10 ans pour les mâles et 15 ans pour les femelles.
    Comme tous les membres des diprotodontes, les pattes arrière des koalas ont l'index et le majeur fusionnés en un seul doigt, mais qui porte tout de même deux griffes.
    La poche marsupiale des femelles est bien développée et s'ouvre par l'arrière, comme chez les vombatidés. Elle ne contient que deux tétons pour alimenter le bébé. Les oreilles sont rondes, poilues, et le nez, glabre, est très bombé. Autre particularité des Phascolarctidés, partagée avec les vombatidés, les embryons sont alimentés pendant la première partie de leur vie par un placenta allantoïdien.
    Les femelles atteignent leur maturité sexuelle vers l'âge de 2 à 3 ans, les mâles, de 3 à 4 ans. En bonne santé, une femelle koala peut donner naissance à un jeune chaque année pendant environ 12 ans. La gestation est de 35 jours. Les jumeaux sont très rares, le premier couple de vrais jumeaux, nommé "Euca" et "Lyptus", né en captivité est né à l'Université du Queensland en 1999. La période de reproduction va normalement de décembre à mars, l'été dans l'hémisphère Sud.
    Un bébé koala, appelé "Joey" par les Australiens, est glabre, aveugle et sans oreilles. À la naissance il mesure moins d'un centimètre de long et rampe vers la poche marsupiale située sur le ventre de sa mère (qui est fermée par un muscle que la mère peut serrer à volonté) et s'accroche à une des deux tétines. Les jeunes restent dans la poche pendant environ six mois, s'alimentant uniquement avec du lait. Pendant ce temps, ses oreilles se développent, ses yeux s'ouvrent et sa fourrure se développe. Il commence alors à explorer l'extérieur de la poche marsupiale. À peu près à ce stade, il commence à consommer de petites quantités d'excréments maternels afin d'acquérir les microbes qui lui seront nécessaires pour digérer les feuilles d'eucalyptus. Le bébé koala restera avec sa mère pour une nouvelle période de six mois environ, agrippé sur son dos et se nourrissant à la fois de lait et de feuilles d'eucalyptus jusqu'au sevrage complet vers l'âge de 12 mois. Les jeunes femelles se dispersent dans les zones à proximité à ce moment-là, les jeunes mâles restent souvent avec leur mère jusqu'à l'âge de deux ou trois ans.

    Il mange des feuilles d'eucalyptus, et en tire tout son apport d'eau, puisqu'il ne boit jamais au cours de sa vie. On attribue souvent le mot koala comme venant d'une langue aborigène et signifiant « qui ne boit pas », mais l'origine du nom est en fait encore inconnue et à l'étude. Bien qu'il existe environ 600 espèces d'eucalyptus différentes, le koala ne peut manger les feuilles que de 20 espèces, ce qui implique un risque de disparition de l'espèce suite à une déforestation de son milieu de vie.

    Son métabolisme est lent. Il dort 18 heures par jour mais peut se déplacer rapidement et efficacement s'il se sent menacé.
    Bien qu'habituellement discret, en période de reproduction, le mâle peut émettre un son très grave qui plaît beaucoup aux enfants (humains) tentés de l'imiter.
    Quoique certains le pensent, le koala n'est pas un animal violent. Étant un animal souvent au repos, il préfère utiliser la fuite plutôt que la confrontation.
    Chassé presque jusqu'à l'extinction pour sa fourrure dans la partie sud de l'Australie, il a depuis été réintroduit et son aspect si « mignon » lui fait bénéficier de la meilleure attention des officiels.
    On ne connaît pas le nombre exact d'individus (les chiffres variant de 100 000 à un million ) mais tout le monde s'accorde à dire que l'espèce est, depuis plusieurs années, en déclin. La cause tient pour beaucoup à la perte de son habitat, liée au développement urbain et routier. Mais les koalas sont aussi victimes de sècheresses à répétition, de mutations génétiques dues à des décennies de reproduction consanguineet de la chlamydiose qui affecte sa fertilité. Quant aux gigantesques feux de forêts qui ont ravagé le Sud de l'Australie durant l'été 2006, ils ont fait disparaître des milliers de koalas.
    Dans le sud-est du Queensland, la situation est telle que le petit marsupial arboricole a été inscrit sur la liste des espèces en danger, avec un risque d'extinction dans moins de dix ans. Sur la liste rouge de l'IUCN, le koala est considéré comme quasi menacé. Cette menace est due à la déforestation de l'eucalyptus — essentiel à la vie du koala — utilisé pour fabriquer du mobilier de jardin.





     
     


     

    Le Lycaon

    04/11/2009 09:51

    Le Lycaon



    Le lycaon (Lycaon pictus) ou cynhyène est un mammifère carnivore de la famille des canidés. Il vit exclusivement en Afrique subsaharienne australe et centrale, dans les steppes et les savanes. Il est aussi appelé «  loup peint » ou « chien sauvage africain ».

    Le lycaon est le seul canidé qui ne possède que 4 doigts à chaque patte (les autres en possèdent 5). Il possède un crâne qui rappelle celui de la hyène, avec une large mâchoire car plus "carnivore" que les autres canidés. Son poids se situe entre 20 et 30 kg et sa taille entre 60 et 80 cm au Garrot. La longueur de ce mammifère est entre 1 et 1,50 m, et celle de sa queue entre 30 et 40 cm.
    Les mâles sont plus grands que les femelles.
    Ce canidé possède de grandes oreilles rondes munies de poils qui empêchent les parasites et insectes d'entrer.
    Son autre originalité se trouve dans l'asymétrie des dessins de son pelage. Celui-ci est constitué de brun, noir, jaune et blanc. Il semblerait que les individus se reconnaissent grâce à leur robe qui est différente pour chacun.
    Son espérance de vie est de 11 ans.

    Le lycaon est un animal très sociable. Il vit en meute constituée de 5 à 20 individus; il a parfois même été constaté des meutes pouvant atteindre jusqu'à 45 lycaons... Et c'est un couple, le couple alpha, qui domine.
    Son territoire est immense car c'est un nomade (généralement entre 500 et 1500 km², jusqu'à 2500 km²). Il ne reste pas plus de 2 ou 3 mois dans la même zone. C'est lors de la reproduction qu'il se fixe. Il vit alors dans un terrier pouvant contenir toute la meute.
    C'est le couple alpha qui se reproduit. Il arrive très rarement que d'autres femelles mettent bas. C'est alors le couple dominant qui "décide" de tuer ou non les petits qui ne sont pas d'eux. L'éducation et les soins sont apportés par l'entièreté du groupe. Le petit est d'abord allaité jusqu'à un mois puis nourri jusqu'à 1 an par régurgitation.
    La gestation a une durée moyenne de 72 à 80 jours et la portée est de 2 à 8 chiots. La femelle alpha qui a mis bas est nourrie par chaque individu, à tour de rôle. On notera qu'une femelle lycaon peut mettre bas une fois par an.
    C'est seulement lorsque les petits ont deux ou trois mois que la meute repart pour un nouveau territoire.

    Chez les lycaons, des particularités sont notables quant au comportement social :

    • il existe une hiérarchie distincte chez les mâles et les femelles;
    • les lycaons handicapés ou vieux ne sont nullement écartés de la meute, mais sont nourris par régurgitation, faute de pouvoir chasser avec les autres;
    • si un conflit est occasionné par un problème de nourriture, les lycaons adoptent des postures d'apaisement qui leur permettent d'éviter le combat;
    • même s'il existe une hiérarchie, chaque individu peut se charger de n'importe quelle fonction, excepté l'allaitement.

    La chasse est partie essentielle de la vie du lycaon. Il chasse toujours en meute, très bien organisée, qui s'approche en silence et très lentement de la proie, bien qu'il ait du mal à se camoufler à cause de son pelage qui le lui permet peu. C'est le mâle dominant qui donne le signal d'assaut, la chasse démarre quand la proie est en vue (étonnamment les lycaons ne se servent que peu des autres sens pour lancer l'assaut). Les lycaons se lancent alors dans une course poursuite. Les lycaons sont très endurants à la course, ils peuvent courir à 30 km/h pendant une heure et atteindre sur une courte distance, la vitesse maximum de 48 km/h / 30 mph . La proie peut ainsi mourir alors d'une crise cardiaque ou bien d'épuisement, ou alors de stress. Les lycaons la consomment alors. La priorité est donnée aux plus jeunes qui ne sont pas en âge de manger de la nourriture solide. De plus, la nourriture est partagée avec toute la meute, même avec ceux qui n'ont pas participé à la chasse. Pour nourrir les membres du groupe restés à la tanière pour garder les jeunes ou les animaux blessés, les chiens sauvages qui ont participé avec succès à la chasse collective, vont leur régurgiter de la viande prédigérée.
    La grosseur de la proie varie généralement de 20 à 90 kg. Parmi ses proies favorites, on retrouve le zèbre, le gnou, le phacochère, les antilopes: le cobe de Lechwe, le cobe à croissant, l'impala, la gazelle de thomson, le koudou, le bubale, le topi, l'eland, l'oryx, les antilopes naines: le dik-dik, le steenbok, l'ourébi et des lapins. Il arrive parfois que la proie pèse près de 300 kg. La consommation quotidienne, proportionnelle à son poids, est d'environ 150 g. Les zoologistes et autres spécialistes n'ont jamais observé un lycaon boire, même lorsqu'il se baigne. Il semblerait que ses besoins en eau soient minimes et qu'il trouve l'eau dont il a le besoin naturel dans le corps de ses victimes qu'il ingère.
    Les proies tuées par le lycaon sont parfois volées par des lions, des hyènes voire même des léopards (si le groupe de lycaons est petit).
    "Mais en meute plus nombreuse, une dizaine suffit, parfois il arrive que les lycaons aient le dessus avec le lion : pour ce faire, un groupe de lycaons attire le regard et l'attention du lion en esquivant ses charges, pendant que deux autres groupes attaquent le fauve aux flancs, de part et d'autre, en lui déchirant les entrailles : ainsi attaqué, un lion ne peut se défendre de cet encerclement stratégique et doit absolument rugir très fort, en espérant l'aide de plusieurs de ses semblables. Si les deux espèces vivent sur le même territoire de chasse, alors il n'est pas rare que les lions attaquent et tuent les lycaons, éliminant ainsi la concurrence.

    Considéré comme un animal cruel, impitoyable et nuisible, il a été, jusqu'à une période récente, exterminé. Empoisonné par les fermiers, battu par les éleveurs, il a même été massacré par les rangers qui pensaient que sa prolifération mettrait en péril l'équilibre des parcs. En Tanzanie, 4 femelles ont fait des ravages dans les troupeaux de chèvres des Masaï, faute d'antilopes. Les lycaons ont été contaminés par le virus de Carré. Seule une vingtaine d'individus a subsisté... Les animaux affectés présentent des diarrhées, des convulsions, des vomissements, des atteintes oculaires, des troubles respiratoires et de la paralysie. Ce virus provient des chiens domestiques des Masaï. Il s'est propagé par le biais des chacals et des hyènes. Les lions ont aussi étés affectés mais l'espèce n'a pas été mise en danger. Source : Guide des animaux Tanzaniens et Kenyans.

    Le lycaon est une espèce en voie de disparition, on en comptait environ 100 000 au début du XXe siècle en Afrique subsaharienne alors qu'il en reste moins de 3 000 aujourd'hui, concentrés dans de petites étendues isolées les unes des autres. La taille des meutes a elle aussi diminué et est passée d'une centaine d'individus à moins d'une trentaine.

    Les causes de cette diminution sont nombreuses :

    • accusé de répandre des maladies et de tuer pour le plaisir, il a été traqué;
    • le réseau routier qui s'étend toujours, rend les déplacements du lycaon dangereux: il est souvent percuté par les véhicules;
    • l'augmentation des prairies diminue son espace vital;
    • le lycaon est très sensible aux germes infectieux.
    • les maladies

    D'autre part, les clôtures à l'entour des enclos d'élevage de bétails et les champs cultivés, fragmentent leur territoire et scindent les meutes posant ainsi à terme, un grave problème de consanguinité.






     
     

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